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31.10.2006
Les israliéens sont étourdis
Uri Shlomo, le vaillant pilote de chasse qui a cartonné durant la guerre de Tammouze [Juillet] 2006 s'est rendu compte en rentrant chez lui à Netanya qu'il avait perdu ses clefs au Liban. Il se rappela qu'il devait les avoir fait tomber par mégarde de son F16 décapotable lors d'un fantastique 360 cabré au-dessus de Beyrouth... Ou serait-ce au-dessus de l'un ou l'autre village du Sud-Liban où il avait effectué un petit voyage touristique durant l'été?
Pour en avoir le coeur net, Uri et des potes à lui reviennent à la recherche de ses clefs.
Si vous avez entendu des chasseurs israéliens voler très bas ce matin aux alentours de 10:00 [comme d'habitude d''ailleurs], NE VOUS INQUIÉTEZ PAS! Ce ne sont pas les israéliens qui font les malins en baisant les conventions internationales, c'est juste Uri qui recherche ses clefs.
Le premier qui me contredit est un ANTISÉMITE.
lu sur le site : Niouzes
21:55 Publié dans Israél, Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, liban, politique, proche orient, palestine
22.10.2006
les israéliens ne sont pas mûrs pour la paix
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Où est l’intelligence d’Israël si, pour empêcher la résistance libanaise ou palestinienne, il détermine les conditions qui la produisent ?
Pensez-vous que les Fermes de Sheeba aient des possessions minières ?
Elles ne valent rien, et si Israël se retirait, le Hezbollah n’aurait plus besoin d’armes. Si Israël ne veut pas de résistance palestinienne, il doit se retirer à l’intérieur des frontières de 67. S’il veut la paix avec les arabes, il doit se retirer du Golan.
Que fait-il encore à Ramallah et à Gaza ? Les Palestiniens ne demandent que 22% du territoire national historique, tous les problèmes du Moyen-Orient pourraient se terminer s’ils nous reconnaissaient au moins cela.
Les Israéliens sont comme les blancs d’Afrique du Sud, et nous comme les noirs. Nous avons accepté d’être les noirs, mais ça ne suffit pas : pour eux nous ne pouvons être ni blancs ni noirs : que veulent-ils ?
Ma seule conclusion est la suivante : les Israéliens ne sont pas mûrs pour cette paix, ils ont peur de la paix.
extraits de la version française d'un interview du poète Palestinien Mahoumd Darwish au quotidien il manifesto, 20 octobre 2006.
l'inteview en integralité : ici
21:05 Publié dans Israél, Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israel, palestine, moyen orient, politique
19.10.2006
Frappes médiatiques sur le Liban
Quand une guerre éclate entre une puce et un éléphant - ou entre un allié des États-Unis doté d’une aviation moderne et un allié de la Syrie et de l’Iran qui recourt à la guérilla -, les alliés médiatiques de l’éléphant connaissent la musique. Il leur faut, d’une part, humaniser le pachyderme, faire oublier le troupeau qui l’entoure. Et, d’autre part, diaboliser le plus faible, forcément plus fourbe, en particulier s’il est arabe.
Humaniser l’armée israélienne ? Rien de plus facile ; il suffira d’évoquer sans relâche le nom du moindre soldat prisonnier : qui ne connaît celui du caporal Gilad Shalit, « dix-neuf ans », enlevé par le Hamas le 25 juin dernier ? Et qui n’a pas entendu s’exprimer cent fois l’angoisse de sa famille ? En revanche, qui peut réciter le nom d’un seul des huit civils assassinés sur une plage de Gaza par un bateau de guerre israélien, ou celui d’un seul des centaines de Palestiniens - ministres et députés compris - enlevés par l’armée de Tel-Aviv ?
Israël « frappe », le Hezbollah « bombarde »
Vous voulez dire par Tsahal ? Justement, parlons-en ! En avril 2002, un auditeur de France Inter, « Frédéric », avait interrogé les journalistes de la station sur leur utilisation, qu’il jugeait partisane, de ce nom de « Tsahal ». Bertrand Vannier, directeur de l’information, avait expliqué : « Tsahal, c’est un acronyme. Cela veut dire “Tsiva Hagana Lei Israël”, l’armée de défense d’Israël. J’ai demandé aux journalistes de la rédaction de France Inter de ne plus prononcer le mot de “Tsahal”, car il y a risque de confusion à partir du moment où les Israéliens en ont fait une sorte de surnom, diminutif affectueux. » En juillet-août 2006, ce « diminutif affectueux » fut employé plusieurs fois par jour - et même par heure - sur France Inter pour évoquer une « armée de défense d’Israël » qui défendait Israël en envahissant le Liban. Le jour où le Hezbollah baptisera son armée « Mon chéri », l’appellation sera-t-elle aussi couramment reprise par France Inter ?
Lire la suite de l’article sur le site du Plan B.
19:16 Publié dans Israél, Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, liban, moyen orient, politique
03.10.2006
tu dois voter comme je veux ou crève !
L'Europe a parfois une drôle de conception de la démocratie surtout lorsqu'il s'agit du Proche Orient. Lors de la signature des accords d’Oslo et afin d’aider les Palestiniens à installer leur Etat, l’Europe s’était engagée à venir en aide à l’autorité palestinienne. Elle a d’abord contribué à la construction de bâtiments administratifs, de quelques infrastructures tel l’aéroport de Gaza, quelques routes, des écoles etc. Elle s’était engagé aussi a verser une aide annuelle qui sert à rémunérer les fonctionnaires de cet état embryonnaire palestinien.
Or avec le déclenchement de la deuxième intifada, Israél a détruit une large partie des infrastructures financées par l’aide européenne. Et l’Europe n’a pas bougé le moindre doigt pour empêcher ces agissements. Israél pouvait se permettre de réduire en cendres l’argent des contribuables Européens dans le silence complice des instances européennes, ce qui n'a fait que renforcer le sentiment d’impunité de l’armée des gouvernements israéliens.
D’autre part une partie de l’aide européenne était détournée par les caïds du Fatah. Aucun contrôle n’était fait de la part des Européens. Aucune transparence n’était exigée. Ce qui a alimenté des mafias au sein de l’autorité palestinienne à l’époque du défunt Arafat, mafia qui est devenue accro au détourenement d'une partie de ces aides.
L’une des exigences de l’Europe pour continuer son aide était la tenue d’élections démocratiques libres et sans fraudes. Les Palestiniens ont tenu leurs engagements malgré l’état d’urgence et de guerre dans lequel ils vivent depuis des années. Aux dernières élections, ils ont amené au pouvoir le Hamas ce qui n’a pas plu aux Européens. Ces derniers ont arrêté alors leur aide. Du coup le nouveau gouvernement ne disposant plus de budget suffisant a arrêté de rémunérer les 150 000 fonctionnaires. Le gouvernement est devenu incapable d’assurer les services publics minimums pour sa population.
Il faut aussi ajouter à cela le fait que les Israéliens ont cessé de reverser à l’administration palestinienne les droits de douane qu’ils perçoivent pour elle, que l’armée israélienne maintient Gaza sous un blocus total. Tout cela a crée un climat explosif à Gaza, les populations sont affamées, vivant dans une angoisse totale, Les fonctionnaires manifestent, de nombreux commerçants et d'artisans ont fait faillite. La tension est telle qu’on assiste actuellement à des prémisses de guerre civile. Les membres de certaines mafias qui ne trouvent plus d'aide à détourner participent à la destabilisation du gouvernement actuel.
Tout cela parce que le peuple palestinien n’a pas voté comme le voudraient l’Europe et les USA. Le problème c’est que cette attitude de l’Europe ne fait que discréditer la démocratie aux yeux d’une grande partie des Palestiniens et des Arabes. Ce qui renforcera à long terme des mouvements encore plus extrémistes. Ils ne veulent pas du Hamas en Palestine, demain ils risquent alors de voir des groupes Alqaïda pululer dans la région !
16:05 Publié dans Israél | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : israel, liban, politique, international, palestine




