02.11.2006
le Liban dans la tourmente
Depuis de nombreuses semaines, Le Hezbollah et son allié chrétien Michel Aoun ne cessent de demander un remaniement ministériel. Les forces de la coalition pro-occidentale de Hariri, Jaajaa et Jmayel refusent un tel remaniement.
Le Liban sort d'un conflit qui l'a ravagé. L'idée qu'un nouveau gouvernement d'union nationale soit nommé à l'issue de ce cataclysme est tout à fait normale. Cela a lieu, dans un tel cas, dans n'importe quel pays démocratique, et c'est considéré comme tout à fait naturel. On peut noter que le gouvernement israélien lui-même se remanie. Mais les forces de la coalition pro-occidentales s'entêtent et refusent un tel remaniement.
Face à ce refus, le chef du Hezbollah a lancé un ultimatum au gouvernement de Fouad Siniora : si un cabinet d’union nationale n’est pas formé, le Hezbollah et ses alliés descendront dans la rue dans une semaine.
Les médias locaux parlent d’une série de manifestations qui rejoindraient Beyrouth, aux alentours du 13 novembre; des "contre-manifestations spontanées" seraient alors sponsorisées par le milliardaire Saad Hariri pour bloquer les cortèges du Hezbollah et des aounistes. Chacun craignant des provocations qui feraient dégénérer les manifestations.
Ces craintes sont justifiées d'autant plus que selon certaines informations, les Américains auraient armé les forces de Hariri et les milices de Jajaa. Certains quotidiens (comme le Times) affirment que 14 000 armes destinées aux forces de sécurité irakiennes qui avaient disparu se retrouveraient aux mains des forces pro-occidentales au Liban.
17:05 Publié dans Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israel, proche orient, palestine




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